A Glasgow, les îles d’Afrique ont partagé leur vécu et leurs ambitions. C’était à l’occasion d’un “side event” de la COP26 le 10 novembre 2021. L’évènement était organisé par l’Union africaine, l’UNECA, la BAD les gouvernements du Cap Vert et des Seychelles et la COI.

Se faire entendre

Quand on parle des îles et du changement climatique, on pense généralement aux îles du Pacifique ou de la Caraïbe. A l’échelle du continent africain, les îles sont parfois reléguées au second plan. Or, elles ont des besoins spécifiques. Elles vivent déjà les effets concrets, visibles et réguliers du dérèglement climatique. De fait, la COP26 était l’occasion de se faire entendre.

Vulnérabilités

La vulnérabilité des territoires insulaires est reconnue. D’abord, il y a les phénomènes extrêmes: cyclones, pluies diluviennes, fortes houles, sécheresse. Ensuite, il y a les effets induits: inondations, glissements de terrain, érosion côtière. Enfin, il y a les effets globaux: acidification et réchauffement des océans, blanchiment des récifs…

Impacts

Les impacts sont multiples. D’ailleurs, l’Indianocéanie est la troisième région du monde la plus risques face aux aléas climatiques. Parmi les conséquences: destruction des habitats, déplacements, insécurité alimentaire, risques épidémiques, dégradation environnementale et fragilisation d’activités économiques.

Que faire?

Les îles en développement sont responsable d’une part infime du dérèglement climatique. Mais elles en subissent déjà les conséquences. Il n’empêche, une action multiforme et ambitieuse doit visée les îles pour renforcer leur résilience.

Ainsi, la COI met en œuvre des projets en faveur de l’adaptation et de l’atténuation des effets du changement climatique. Ces projets sont à la croisée de la science, de la météorologie, des politiques publiques ou encore de l’aménagement.

Parmi les projets en cours et à venir:

BRIO
Hydromet
RECOS

COI, porte-voix des îles d’Afrique

Les chefs d’Etat et de gouvernement de nos Etats membres ont tiré la sonnette d’alarme à Glasgow et ont réaffirmé leur engagement à agir. Ils ont surtout rappelé que nos îles ont besoin d’une attention particulière parce que notre présent laisse entrevoir l’avenir du monde si nous n’agissons pas. L’action que nous devons porter ensemble, Etats et organisations régionales, partenaires, acteurs non-étatiques, opérateurs économiques, citoyens de tous horizons, doit viser la réduction de nos vulnérabilités en amont – production, consommation, aménagement, manières de vivre – et en aval avec des capacités renforcées de mitigation et de gestion des risques.” – Pr. Vêlayoudom Marimoutou, Secrétaire général de la COI

Allocution du Secrétaire général de la COI