Les îles sont particulièrement affectées par les effets du changement climatique. Pourtant, elles contribuent à moins de 0,5% des émissions de gaz à effet de serre.

A la COP26 à Glasgow, les chefs d’Etat et de gouvernement des îles en développement lanceront sans doute tous le même appel: il est urgent de soutenir les efforts d’adaptation et d’atténuation dans les îles.

Des effets concrets

Depuis plusieurs années, les populations insulaires vivent concrètement l’impact du dérèglement climatique. En effet, les cyclones sont plus intenses, les pluies diluviennes et inondations plus fréquentes, les sécheresses plus marquées… A cela s’ajoutent l’érosion côtière ou encore le blanchissement des récifs…  De fait, le coût n’est pas qu’environnemental. Il est aussi humain, social et économique.

Des photos pour témoigner

C’est pourquoi la COI a lancé un concours photo “les îles face au changement climatique”. En images et en mots, plus de 80 photographes amateurs ou confirmés ont témoigné des effets du changement climatique et des efforts pour y faire face. Ce concours a été organisé dans le cadre du projet GCCA+ de l’OEACP sur financement de l’Union européenne.

“Les participants au concours GCCA+ de la COI nous ouvrent les yeux sur ce qui se joue dans nos îles. Ce que nos populations vivent à chaque épisode extrême est en quelque sorte la bande-annonce tragique de ce que la planète entière est condamnée à vivre si nous n’agissons pas tous, fortement et maintenant. Le défi est global. Il faut le relever collectivement.” – Prof. Vêlayoudom Marimoutou, Secrétaire général de la COI

Les lauréats

Un jury de 5 spécialistes de l’environnement et du climat ou encore de l’image ont passé au crible les 80 candidatures reçues. Pour rappel, il y avait trois catégories:

  • Catégorie n°1: les effets visibles du changement climatique
  • Catégorie n°2: les solutions en matière d’adaptation ou d’atténuation
  • Catégorie n°3 spécialement dédiée aux jeunes de 12 à 18 ans.

Les lauréats sont…

Catégorie 1: “les effets visibles du changement climatique”

M. Mahasetra David RAZAFIMBOHITRA

Titre de la photo:

“Enfant cherche de l’eau dans la sécheresse”

Catégorie 2: “les solutions en matière d’adaptation ou d’atténuation”

M. Serge RAKOTOFIRINGA

Titre de la photo:

“La reforestation pour lutter contre le changement climatique”

Catégorie 3: jeunes de 12 à 18 ans

Melle Abbigayle CLAITE

Titre de la photo:

“RipRap – attempt to prevent coastal erosion, Pointe aux Sables”

Candidatures retenues pour le livre “les îles face au défi climatique”

En plus des lauréats, le jury a sélectionné un total de 45 autres photographies. Ces photos intègreront l’ouvrage “les îles face au défi climatique”.

Ce livre sera produit à 250 exemplaires et distribué au sein du réseau de la COI. Une version numérique sera disponible sur le site de la COI. Enfin, chaque participant sélectionné par le jury recevra également une copie de l’ouvrage. Les lauréats, quant à eux, recevront un iPad pro en plus du livre.

Résultats complets de la catégorie 1
Résultats complets de la catégorie 2
Résultats de la catégorie “jeunes”

Les membres du jury

La COI a réunit un jury composé d’experts de l’environnement et du climat ou de l’image. Qui sont-ils?

  • Dr Aurélie Spinola est une jeune réunionnaise engagée pour la protection de l’environnement. Après un master en droit public à l’Université de la Réunion, elle se spécialise en intégrant le master droit de l’environnement et du développement durable de l’Université de Nantes. Titulaire d’un doctorat en droit public/droit de l’environnement, elle est désormais membre du Centre de Recherches Juridiques de l’Université de la Réunion et membre du WIOMSA. Les projets qu’elle mène s’articulent autour des problématiques liées à la protection des droits de l’homme et de l’environnement, avec un focus sur la question de la justice climatique en contexte insulaire.
  • Dr Vassen Kauppaymuthoo, né à l’ile Maurice, a étudié en France, au Canada et au Royaume Uni. Triplement diplômé, il est le premier ingénieur en environnement et premier océanographe qualifié opérant à Maurice et dans le Sud-Ouest de l’océan Indien depuis plus de 25 ans.  Également diplômé en droit, plongeur professionnel et skipper, il a une connaissance approfondie du terrain ayant effectué des missions océanographiques dans l’océan Indien. Les projets sur la résilience côtière ou l’économie bleue sur lesquels il travaille impliquent une foule d’acteurs, des décideurs politiques au secteur privé, en passant par les chercheurs, les ONG ou encore les pêcheurs artisanaux et les habitants des zones côtières. Bien que focalisés sur les questions environnementales, ses travaux portent aussi sur l’égalité du genre et le lien entre communauté et environnement.
  • Laurie Castel est une artiste pluridisciplinaire avec une double formation en graphisme et en design d’évènements. Elle s’installe à Maurice en 2019 après avoir vécu en France, au Canada et au Bénin. La nature, et plus particulièrement l’impact de l’Homme sur celle-ci, est l’un de ses sujets de réflexion favori. Questionnant l’environnement qui l’entoure, elle s’interroge sur l’identité du voyageur, son patrimoine, son histoire et son rapport au territoire. L’artiste réalise des expériences plastiques puisées dans le vécu et la matière d’un lieu. A travers différents médiums, elle en fait ressortir un concentré d’éléments visuels qui font appel au registre de l’imaginaire. Avide de découvertes et d’expérimentations, sa démarche nourrit un travail qui laisse place à l’utopie et à la créativité.
  • Bodonirina Randrianalidera-Cotte est une géographe malgache dont les travaux portent sur l’interaction entre l’homme, l’environnement et le climat à Madagascar. Actuellement, elle s’intéresse plus particulièrement aux liens entre le dérèglement climatique et les enjeux de santé publique dans les îles du bassin sud-ouest de l’océan Indien. Passionnée de photographie, elle pratique la photo depuis 2014 sous le nom de Irina Randrianaly, après avoir été formée par l’un des photographes les plus connus de Madagascar et de la région, Pierrot Men.
  • Emmanuel Thevenin témoigne d’un parcours riche et diversifié dans la gestion de projets de coopération pour la mise en œuvre de politiques publiques auprès de nombreuses institutions nationales et internationales. Conseiller environnement auprès de la COI, il inscrit son action dans la vision partagée d’une responsabilité à agir pour préserver un environnement durable. Il accorde une importance à la transversalité pour accompagner les territoires face aux effets du changement climatique dans l’intérêt des populations et conformément aux aspirations des pays insulaires de l’océan Indien. Ingénieur en agriculture de formation, il est aussi titulaire de deux diplômes en gestion des entreprises et en action publique pour le développement durable.