En marge de la Conférence de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme organisée par les Nations unies les 28 et 29 juin 2018, Hamada MADI, Secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), et Tayé-Brook ZERIHOUN, Sous-Secrétaire général aux Affaires politiques des Nations unies, se sont entretenus à New York sur les questions de coopération politique et de sécurité dans l’océan Indien.

Hamada MADI a rappelé que la région océan Indien a été déclaré « zone de paix » en 1971 et que cet état de fait et de jure doit être préservé et cultivé. Après avoir également présenté les particularités de la COI, les différents niveaux de développement de ses États membres et leur participation à différentes organisations régionales et internationales, il a plaidé pour une prise en compte des spécificités de l’organisation dans l’architecture de paix et de stabilité dans la région de l’océan Indien. Les deux responsables se sont réjouis particulièrement de la signature à Maurice, le 15 juin dernier, d’un Accord-cadre de coopération entre les Secrétariats généraux des Nations unies et de la COI.

De son côté, Tayé-Brook ZERIHOUN a confirmé l’importance que les Nations unies accordent à la coopération dans le domaine de la paix et de la stabilité avec la COI. Il a mis l’accent sur la nécessité de « développer un partenariat substantiel dans le cadre d’une feuille de route qui permettra d’identifier les priorités communes et d’apporter aux Nations unies un regard de proximité et une compréhension plus fine des enjeux de la stabilité politique », notamment dans les États fragiles membres de la COI. Le Sous-Secrétaire général aux Affaires politiques a fait part de sa conviction que la COI pouvait apporter des propositions de solutions innovantes à l’égard de situations politiques complexes dans la région enrichissant ainsi l’efficacité du partenariat des Nations unies avec la SADC, grâce à la capacité de conseil et d’évaluation de la COI.

 

De son côté, le Secrétaire général de la COI a plaidé pour que des moyens plus conséquents soient accordés à la COI et à l’Indianocéanie pour permette au travail politique et diplomatique de s’y déployer dans les meilleures conditions et qu’elle puisse apporter ainsi une contribution toujours plus effective à l’objectif commun de stabilité politique et de prévention des crises.

Pour conclure, Hamada MADI a rappelé à son interlocuteur l’importance considérable que revêt pour notre région la lutte contre la piraterie et les trafics criminels en haute mer. Il a suggéré que le programme de sécurité maritime MASE, financé par l’Union européenne, soit considéré comme une contribution active et conc

rète de la COI à la paix et à la stabilité dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. Son interlocuteur a marqué un vif intérêt pour cette proposition et indiqué qu’il se rendrait lui-même à Nairobi en juillet à l’occasion de la prochaine session plénière du Groupe de contact sur la piraterie maritime au large des côtes somaliennes présidé par la COI.

Le Secrétaire général de la COI a également eu l’occasion en soirée de s’entretenir avec Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies, ainsi qu’avec Vladimir Voronkov, Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge de la lutte contre le terrorisme.

[De g. à dr. Le Secrétaire général de la COI avec Tayé-Brook Zerihoun, Sous-Secrétaire général des Nations unies aux Affaires politiques; avec Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations unies; et avec Vladimir Voronkov, Secrétaire général adjoint chargé de la lutte contre le terrorisme]