Le 8 mars célèbre la Journée internationale des droits des femmes. Cette journée permet de mettre en lumière les progrès accomplis. Mais elle rappelle aussi les défis qui persistent pour garantir l’égalité, la justice et le respect des droits fondamentaux des femmes et des filles.
En 2026, l’Organisation des Nations unies a choisi le thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ». Ce thème appelle les États, les institutions et les sociétés à agir concrètement pour :
- supprimer les obstacles à l’égalité
- renforcer la protection juridique des femmes
- faire respecter leurs droits partout dans le monde.
Pourquoi le 8 mars ?

Clara Zetkin
Le saviez vous?Clara Zetkin
Naît en 1857 en Allemagne. Très tôt engagée pour les droits des femmes, elle se forme à Leipzig et rejoint le mouvement socialiste. Exilée à Paris en 1882, elle renforce son combat pour l’égalité et devient une figure majeure du féminisme international
En 1910, lors de la Conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, Clara Zetkin propose de créer une journée internationale consacrée aux droits des femmes. La date du 8 mars ne sera fixée que plus tard.
Son objectif est de favoriser l’accès des femmes aux :
- Droit de vote
- Égalité professionnelle
- Meilleures conditions de travail
De la mobilisation internationale à la reconnaissance officielle
La première Journée internationale des femmes est célébrée le 19 mars 1911 en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse.
Le 8 mars 1917, des ouvrières russes manifestent pour « du pain et la paix », déclenchent une grève majeure et contribuent à inscrire cette date dans l’histoire.
En 1975, les Nations unies célèbrent officiellement pour la première fois la Journée internationale des femmes.
En 1977, l’Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution invitant les États à célébrer une journée consacrée aux droits des femmes et à la paix internationale.
Des inégalités et injustices qui persistent
Malgré des avancées importantes, les femmes continuent de faire face à de nombreuses inégalités dans le monde.
- Les femmes gagnent environ 20% de moins à travail égal
- Elles sont davantage exposées aux emplois précaires
- Cette précarité limite leur accès aux soins, surtout dans les familles monoparentales
- Une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles dans sa vie
- Plus de 200 millions de femmes et de filles subissent les conséquences des mutilations génitales*
- Chaque année, 12 millions de filles sont mariées avant 18 ans, ce qui interrompt leur éducation et met leur santé en danger
- 129 millions de filles ne sont pas scolarisées
*Les mutilations génitales féminines constituent une violation grave des droits humains et entraînent des conséquences durables sur la santé physique et psychologique des filles.
La COI réaffirme son engagement pour l’égalité
La COI agit directement à travers plusieurs projets et dans plusieurs secteurs. De la sécurité portuaire en passant par les arts et la culture, les projets et initiatives de la COI valorisent l’engagement et l’expertise des femmes et contribuent à renforver leur autonomie.
Des femmes engagées pour la protection de l’environnement
À travers son projet RECOS, soutenu par l’Agence française de développement et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial, la COI accompagne les acteurs engagés dans la conservation des espaces naturels littoraux et insulaires en intégrant durablement une approche genre dans leurs territoires. Elle met également en avant des femmes engagées dont :



Rakcha Mohamed
Membres de l'associations et de coopératives de femmes du Parc National de MohéliRojohanitra Randrianarisoa
Chef de service régional de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire MenabeMasimana Famenontsoa Vincenza Honorine
Étudiante en Master 2 de Géographie à l’Université de ToliaraPromouvoir l’égalité dans les industries culturelles et créatives
Le projet des Industries Culturelles et Créatives (ICC) contribue également à promouvoir l’égalité des genres dans les secteurs culturels.
Le projet vise notamment à :
- renforcer la participation des femmes aux métiers de la culture
- favoriser l’accès aux postes à responsabilité
- sensibiliser aux discriminations et aux violences basées sur le genre
- promouvoir l’inclusion et la diversité dans les filières culturelles
Le projet a notamment organisé une rencontre-action ICC afin de réunir les femmes de l’océan Indien dans le but de sensibiliser et mobiliser les participants autour des enjeux d’égalité dans ce secteur.
Un mooc gratuit sur le genre et les violences basées sur le genre lancé en 2025, a permis à plus de 340 personnes de renforcer leurs connaissances et de s’engager dans la prévention des violences.
« Je rêve d’un monde de l’art où l’oppression et la violence n’ont plus leur place. »
« Une idée m’a particulièrement marquée : celle de commencer par l’éducation. Peut-être faut-il tout simplement apprendre à nos enfants autrement, dès le départ. »
Des femmes œuvrant dans la sécurité portuaire
Les femmes jouent également un rôle croissant dans les secteurs liés à la sûreté maritime et portuaire.
Le parcours de Mary Robert met en lumière l’impact du projet Sécurité portuaire et sécurité en mer ( PSP) de la COI, soutenu par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à travers le Port Control Programme (PCCP).
Agente de première ligne à l’unité d’inspection douanière d’un port maritime depuis 2022, Mary Robert a bénéficié de formations spécialisées réunissant des agents des autorités portuaires, de la police, de la biosécurité et des douanes.
Ces formations ont permis de renforcer ses compétences en matière de :
- détection des stupéfiants
- analyse des conteneurs
- compréhension des routes de trafic illicite
L’évaluation pratique réalisée en 2025 a montré une amélioration notable des compétences techniques, de la confiance et de l’efficacité sur le terrain.
Ce témoignage reflète l’importance du renforcement des capacités et de la coopération interinstitutionnelle pour construire des ports plus sûrs, résilients et performants, tout en favorisant la participation des femmes dans les fonctions opérationnelles.
Je m’appelle Mary Robert. En 2022, j’ai été mutée du pouvoir judiciaire à l’unité d’inspection douanière du port maritime en tant qu’agent de première ligne.
En 2024, quinze membres des autorités, dont moi-même, comprenant des agents des autorités portuaires, des agents de police, des agents de biosécurité et des agents des douanes, ont été invités à participer à une formation du Port Control Programme (PCCP). Nous avons acquis des connaissances approfondies sur les stupéfiants existants, nous nous sommes familiarisés avec la disposition des conteneurs et nous avons exploré diverses routes de contrebande, ce qui s’est avéré particulièrement instructif et intéressant.
En 2025, nous avons passé l’évaluation pratique de nos connaissances générales. Grâce à cette formation complète et au partage d’expertise, nous avons fait preuve d’une confiance et d’une efficacité accrues sur le terrain.
Toutes les formations suivies à ce jour ont continuellement renforcé ma confiance et élargi mes connaissances. Je me sens privilégiée et honorée d’avoir participé à ces programmes et j’ai hâte de développer davantage mes compétences afin de contribuer efficacement à mes fonctions et responsabilités.















