Les membres du Comité de pilotage du Projet multisectoriel d’assistance technique dans le domaine du genre (PMATG) ont débuté leurs travaux le 19 décembre 2019 à Antananarivo (Madagascar). Cette réunion est l’occasion de prendre la mesure des actions du PMATG au bénéfice des femmes et des jeunes de l’Indianocéanie. Le PMATG, mis en œuvre par la Commission de l’océan Indien (COI) sur financement de la Banque africaine de développement, entame sa phase de clôture. Le bilan est positif, a estimé le Secrétaire général de la COI.

Depuis son lancement en 2016, le PMATG a significativement contribué au rayonnement de la femme indianocéanienne. En effet, les activités du PMATG ont concerné l’entrepreneuriat, le développement durable et la sécurité alimentaire, la lutte contre les violences basées sur le genre ou encore le cadre législatif.

Lois-cadres pour l’égalité femme – homme

La COI et la BAD ont mobilisé une assistance technique internationale pour l’élaboration de lois-cadres sur l’égalité femme – homme en soutien aux ministères chargés du genre des Comores et de Madagascar. C’est l’une des contributions majeures du PMATG. Une fois adoptés, ces textes législatifs modernes, adaptés aux contextes et indispensables à nos sociétés, créeront les conditions nécessaires à la reconnaissance et à la défense des droits des femmes.

Entrepreneuriat féminin

Les activités du PMATG ont également permis de soutenir des événements régionaux promouvant le savoir-faire des femmes entrepreneures de la région. Parallèlement, la COI a poursuivi et amplifié son soutien au réseau Entreprendre au féminin océan Indien (EFOI). Un nouveau plan d’action 2019-2022 a ainsi été élaboré. Il fixe l’ambition de ce réseau régional qui a gagné en notoriété dans tout l’espace francophone.

Par ailleurs, la COI et la BAD ont largement mobilisé les femmes, plus particulièrement en milieu rural, pour qu’elles jouent un rôle moteur dans la promotion du développement durable et de la sécurité alimentaire.

Ces actions en faveur des femmes et des jeunes de l’Indianocéanie marquent des avancées. Mais ces actions doivent être poursuivies, notamment pour l’application des lois-cadres. Aussi, la COI a appelé les partenaires au développement à prendre le relais de la BAD.

L’action du PMATG en chiffres :

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femmes et jeunes entrepreneurs de Madagascar et des Comores ont bénéficié de formations en lien avec l’entrepreneuriat (montage de projet, création d’entreprise, gestion, leadership)
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femmes et jeunes de Rodrigues (Maurice) ont suivi une formation sur le recyclage et la fabrication de bijoux et d’objets de mode dispensée par une entrepreneure des Comores
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femmes des Comores et de trois régions de Madagascar ont été impliquées dans des campagnes de sensibilisation, d’éducation et de formation sur la résilience au changement climatique, l’agriculture climato-intelligente et sur les techniques d’accroissement des produits de l’agriculture, de l’aquaculture et de l’élevage
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antennes de la plateforme « Femmes, développement durable et sécurité alimentaire » ont été mises en place dans trois régions de Madagascar
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formateurs ont été sensibilisés aux techniques de lutte contre les violences faites aux femmes. Ces formateurs pourront ensuite renforcer les capacités des acteurs nationaux de la lutte contre les violences basées sur le genre
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acteurs étatiques et non-étatiques de la Grande Ile ont bénéficié d’activités de sensibilisation et de renforcement des capacités pour mieux appréhender les violences et surtout mieux les prévenir et les combattre
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