Ils ont passé quatre jours à simuler des négociations internationales, à débattre jusqu’en soirée, à décortiquer des textes juridiques complexes… Leur mission : apprendre à représenter la région de l’océan Indien dans les grandes conférences sur le climat et l’environnement.

Du 8 au 11 juillet, une trentaine de jeunes venus des États membres de la COI ont participé à une formation intensive à la diplomatie climatique. Cette formation de jeunes négociateurs était organisée par la COI et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), via l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), avec le soutien du ministère mauricien de l’Environnement.

Une immersion dans les mécanismes de négociation internationale

Cette formation a permis aux participants de découvrir les coulisses des négociations environnementales multilatérales, en particulier celles des Conférences des Parties (COP).

Au programme :

  • Comprendre les grandes conventions et accords
  • Se préparer aux mécanismes de négociation multilatérale
  • Apprendre à argumenter et coopérer en contexte multilingue
  • Prendre la parole de manière construite et stratégique

Technicité, endurance… et coopération

Les journées étaient denses, souvent prolongées par des travaux de groupe jusqu’à 21h. Les participants ont alterné exercices pratiques, mises en situation et modules théoriques, dans un esprit de coopération et d’écoute. Ils ont simulé des négociations internationales, analysé des textes officiels en anglais, appris à formuler des positions claires et à dialoguer dans des contextes multilingues.

Préparer la relève diplomatique de l’Indianocéanie

Les États insulaires de l’océan Indien sont en première ligne face aux effets du changement climatique. Pourtant, leurs voix restent souvent marginales dans les enceintes internationales.

Cette initiative vise à combler ce fossé en formant une relève compétente, engagée et enracinée dans les réalités du terrain. Elle s’inscrit dans un programme plus large de l’OIF, qui ambitionne de constituer un vivier de 250 jeunes négociateurs francophones d’ici 2027, notamment dans les pays les plus vulnérables.