Cyclones, sécheresses, incendies ou inondations : les catastrophes naturelles touchent régulièrement les pays de l’océan Indien. Face à l’augmentation des risques, la coopération régionale est devenue essentielle. C’est dans ce contexte que le projet RDRM-IO, porté par la Commission de l’océan Indien avec le soutien de l’Union européenne, a été lancé en 2020. Cinq ans plus tard, il s’achève avec des résultats concrets pour la région.
Une complémentarité entre partenaires
Le projet reposait sur une approche collaborative réunissant trois acteurs clés :
- la PIROI pour les actions opérationnelles
- l’UNDRR pour le renforcement des politiques et de la gouvernance
- la COI pour la coordination régionale et le renforcement des capacités
La PIROI : renforcer la préparation opérationnelle
La Plateforme d’Intervention Régionale de l’Océan Indien (PIROI) a mené des actions concrètes pour améliorer la gestion des crises dans la région. Ses interventions ont notamment permis :
- l’élaboration de procédures opérationnelles régionales
- le développement d’outils communs de réponse d’urgence
- la mise en place de mécanismes de financement d’urgence : « Crisis Modifier »
- l’amélioration des stocks de contingence
- la mise en œuvre du programme ECO School DRR dans les écoles
Ces actions ont contribué à améliorer la préparation des pays face aux risques catastrophes naturelles.
L’UNDRR : renforcer la gouvernance
De son côté, l’UNDRR s’est concentré sur le renforcement des politiques et des capacités institutionnelles. Son action a permis de :
- améliorer la gouvernance des risques
- renforcer les capacités nationales
- améliorer la préparation institutionnelle
- réduire les impacts des catastrophes
Ces avancées contribuent à une meilleure anticipation et à une gestion plus efficace des crises.
La COI : former, connecter et équiper la région
La Commission de l’océan Indien a joué un rôle central dans le renforcement de la coopération régionale. Plus de 100 professionnels ont été formés dans des domaines clés comme :
- la communication des risques
- les systèmes d’information géographique
- la télédétection
Des exercices de simulation régionaux ont également permis de renforcer la coordination entre les pays. La COI a aussi contribué à :
- renforcer les systèmes d’alerte précoce
- développer les services climatiques régionaux, en collaboration avec le projet HYDROMET
- consolider le réseau d’agences nationales de gestion des risques de catastrophes
En parallèle, 1 million d’euros d’équipements ont été déployés aux Comores, à Maurice, à Madagascar et aux Seychelles pour renforcer les capacités opérationnelles.
Sensibiliser les populations
Le projet a également permis de mobiliser les populations à travers :
- une caravane de sensibilisation aux Comores
- des vidéos de prévention aux Seychelles
- un concours vidéo régional pour les jeunes
- la mise à jour de la stratégie multirisques à Madagascar
Ces initiatives ont contribué à renforcer la culture du risque dans la région.
Capitaliser sur les acquis pour l’avenir
Le projet RDRM-IO arrive à son terme, mais les défis restent nombreux face à l’augmentation des risques de catastrophes dans la région, notamment liés au changement climatique, aux incendies de forêt, aux sécheresses ou encore aux crises sanitaires.
Les pays bénéficiaires sont appelés à poursuivre et renforcer la dynamique de collaboration instaurée par le projet, notamment via :
- valorisation des connaissances acquises
- utilisation optimale des équipements fournis
- renforcement des échanges entre pays
- structuration des réseaux, notamment celui des journalistes formés à la communication des risques
La poursuite des efforts en vue de la mise en place d’une agence régionale de gestion des risques de catastrophes constitue également une perspective clé pour renforcer la résilience collective.














