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La Commission de l’océan indien valide sa stratégie régionale de mobilisation de ressources pour la gestion durable des terres et des ressources naturelles

Les participants de l'atelier

La Commission de l’océan Indien (COI) a validé une stratégie régionale pour accroître les ressources financières allouées à la gestion durable des terres et des ressources naturelles dans la région. La stratégie a été approuvée lors d’un atelier qui a rassemblé 30 participants en provenance de Madagascar, des Comores, des Seychelles, de Maurice et de la Réunion (France) au siège de la COI, à Ebène, Maurice, les 16 et 17 mai 2013.

L’adoption de cette stratégie est le résultat d’un processus de deux ans mené de concert avec le Mécanisme mondial, organisation de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Le Mécanisme mondial a pour mandat de favoriser l’investissement au profit de la lutte contre la désertification et de faciliter les partenariats financiers entre acteurs des secteurs public et privé dans le domaine de la gestion durable des terres et des ressources naturelles.

« Le lancement de la stratégie n’est qu’un début » a déclaré Gina Bonne, chargée de mission à la COI. « Elle va permettre aux pays de la région de rechercher des financements pour soutenir des projets et programmes qui seront mis en œuvre à l’échelle régionale. Cela va considérablement accroître la coopération et l’intégration régionale et participer à la mobilisation de ressources pour une mise en œuvre à l’échelle nationale ».

"Les Seychelles accordent une grande importance à la gestion durable des ressources naturelles limitées dont elles disposent » rappelle Alain de Comarmond, le point focal de la CNULCD aux Seychelles, qui poursuit en ajoutant que « par le biais de cette stratégie régionale, nos efforts nationaux et régionaux seront encore renforcés ». Faisant écho à ce sentiment, Herivololona Ralalarimanana, le point focal de la CNULCD à Madagascar déclare que « pour une grande île comme Madagascar, la gestion durable des terres est essentielle pour assurer un développement socio-économique respectueux du capital naturel. La stratégie régionale arrive à point nommé pour renforcer notre cadre politique et institutionnel en faveur de la gestion des terres ».

L’approche régionale pour la sauvegarde des terres et des ressources naturelles vient en soutien à une série d’objectifs et d’enjeux communs à tous les pays de la COI, tels que l’agriculture, la déforestation, la gestion des terres et de l’eau, l’érosion côtière, le changement climatique et la biodiversité. Une fois la stratégie adoptée politiquement, elle devrait aider les pays, par le biais d’un programme harmonisé, coordonné au niveau régional, à mobiliser des fonds en provenance de différentes sources de financement : les budgets nationaux, les donneurs traditionnels, tant bilatéraux que multilatéraux et des schémas novateurs prenant en considération, par exemple, les mécanismes financiers liés au changement climatique, les systèmes de paiement pour services écosystémiques, le secteur privé…

« Il est indispensable que les pays aident la COI à faire valider la stratégie au plus haut niveau politique en soutenant l’approbation officielle du Conseil des officiers permanents de liaison, l’organe officiel de la COI qui approuve tous les programmes et stratégies de l’institution » déclare Gina Bonne. « C’est seulement par le biais de cette approbation et de celle du Conseil des ministres de la COI que la stratégie deviendra officielle et pourra être mise à profit en tant qu’initiative régionale à part entière. Cela facilitera le développement d’un plan de financement qui réunira les partenaires du développement et d’autres acteurs pour soutenir une série d’objectifs stratégiques et des activités susceptibles d'être financées ».

« L’initiative est soutenue par un projet financé par l’Union Européenne, scope|ACP, une plateforme de coopération sud-sud qui promeut l’investissement dans la gestion durable des terres dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). La plateforme contribue à renforcer les capacités en vue de développer et de mettre en œuvre des approches innovantes pour la mobilisation de ressources dédiées à la gestion durable des terres, et promeut la coopération régionale et interrégionale »  explique Inès Chaâlala, responsable du programme de coopération sud-sud au Mécanisme mondial.

Maurizio Navarra, responsable de la communication au Mécanisme mondial ajoute que « le renforcement des capacités à l’échelle régionale est un facteur très important d’accroissement de la coopération et contribue à renforcer les initiatives nationales.  Le Mécanisme mondial et la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification  se sont toujours  engagés à fournir un soutien ciblé aux partenariats régionaux de lutte contre la dégradation des terres et à promouvoir la gestion durable des terres à l’échelle mondiale ».

La stratégie approuvée techniquement par les cinq pays de la région de la COI sera prochainement portée à l’attention des plus hautes instances politiques afin d’être financée et pleinement appliquée.


Contacts

COI :


Le Mécanisme mondial de la CNULCD :

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