This panel is hidden

CD Rom : La zone côtière et le développement durable - Contribution du Programme Régional Environnement (PRE) de la Commission de l'océan Indien

Ce cédérom a été réalisé par le Programme Régional Environnement de la Commission de l'Océan Indien (PRE) et financé par l'Union Européenne. A la date de clôture du PRE (30 juin 2000) rassemble toute la documentation produite et présente ses actions et ses résultats.

Il est destiné à ceux et à celles qui sont responsables ou s'intéressent au devenir de la zone côtière des états membres de la COI et à la gestion durable de ses espaces et de ses ressources, dans l'esprit de la Convention de Rio et en application à la Politique régionale de développement durable proposée par la COI.

Puisse cette dernière contribution du PRE aider encore à convaincre et encourager tous ceux et toutes celles, qui ont une influence sur les zones côtières et leurs fragiles ressources, à mieux les exploiter et à mieux les gérer, pour les mettre en valeur au profit de tous.

La région océan Indien

La région COI désigne communément l'ensemble des territoires désignés comme Etats membres de la COI : les Comores, Madagascar, la Réunion(France), Maurice et les Seychelles. Cette région constitue la sous-région insulaire de l'ensemble appelé "océan Indien occidental", qui comprend les états africains riverains de l'océan Indien, lui même sous-ensemble de la région "océan Indien" dans sa totalité.
    





COMORES

CN Comores :
Mme Fatouma Abdallah
Coordinatrice Nationale 
PRE - COI/UE
DGE - BP 860 Mdé
Grande Comore
République Fédérale     
Islamique des Comores

Superficie :
Grande Comores Island 1 150 km2
Anjouan Island 425 km2
Mohéli Island 290 km2

Langue Officielle : Français et Arabe
Langue pratiquée : Comorien
Population : 525 000 habitants
PIB : 358 $ US
Activité : Agriculture et pêche

Opérations pilotes : OP principale : Baie d'Itsandra (Grande Comore)

  • Localisaton : Côte ouest de Gde Comore    
  • Ecodiversité : Récif frangeant, plages, côte rocheuse.
  • Objectifs : Participation des acteurs de terrain à l'établissement d'un plan de gestion d'un site à valoriser par réhabilitation
  • Activités dans le site : Pêche, Tourisme, Artisanat, Urbanisation, commerce (marché).
  • Résultats attendus : Valorisation et promotion du site : amélioration de la qualité de l'environnement ; mise en place des conditions de la gestion durable des déchets.
  • Principes de gestion intégrée : Consolidation des structures transversales Coopération entre acteurs Synergie entre programmes régionaux COI (tourisme, artisanat, environnement) Prévention et traitement des conflits d'usage et d'intérêt Recherche de solutions de gestion participative et durable

        
OP secondaire : OP Mitsamiouli

  • Localisation : Côte Nord de la Gde Comore
  • Objectifs : Protéger le site remarquable de la plage de Mitsamiouli à travers la mise en place d'un système de gestion locale associant un opérateur économique, un opérateur institutionnel et un opérateur associatif
  • Activités dans le site : Pêche, tourisme, commerce
  • Résultats attendus : Gestion des ordures ménagère Reboisement du littoral Formation des associations au tri - amont pour sensibilisation des ménages accompagnement de l'OP par des campagnes de sensibilisation (couverture médiatique) Actions de lutte contre l'extraction des matériaux partenariat durable : collectivité/associations/opérateurs privés

        
Principes de gestion intégrée :

  • Gestion tripartite dont la vocation est de valoriser le littoral de Mitsamiouli
  • Synergie entre opérateurs (privés, associatif…)
  • Recherche de solution de gestion participative


Autres activités importantes :

Protection d'espèces menacées :

  • Tortue à Mohéli ( Construction de la maison de la tortue et de bungalow, formation des membres des associations)
  • Coelacanthe en Grande Comore (étude de faisabilité du parc régional du coelacanthe)


Appui aux communautés locales :

  • Elaboration d'un répertoire des associations
  • Organisation de réunion d'information et de sensibilisation
  • Formation


Base de donnée bibliographique :

  • 200 ouvrages collectés à la CN - COM
  • 56 ouvrages élaborés par la CN - COM

REUNION

Comment se caractérise la Réunion ?

Une île jeune, volcanique, soumise à un niveau élevé de risques naturels

L’île de la Réunion est située dans l’Océan Indien,  à l’Est de Madagascar, par 21°07 de latitude sud et 55°32 de longitude est ; elle est formée  d'un énorme volcan bouclier de 7000 m de hauteur , reposant sur le plateau océanique à 4000 m de profondeur. Sa surface terrestre, de 2512 km2 et de forme ellipsoïdale orientée Nord-Ouest / Sud-Est, est dominée par le Piton des Neiges qui culmine, au centre de l’ïle, à 3069 m.  Le volcan actif,  appelé Piton de la Fournaise, atteint  2631 m et connaît régulièrement des périodes d’activité intense. La présence de ce volcan actif dans le Sud-Est de l’île rend tout développement impossible sur ce secteur, qui demeure relativement vierge. L’île est caractérisée par la présence de reliefs jeunes, très escarpés, caractéristiques des pitons et des trois cirques (CILAOS, SALAZIE et MAFATE) qui occupent le centre de l’île. Le relief s’adoucit sur le pourtour de l’île, par la présence de planèzes qui descendent en pentes plus douces vers la frange littorale, lieu du plus fort développement.

Le climat tropical humide est marqué par 2 saisons :    

  • l'hiver austral, de mai à novembre, est plutôt frais et sec ;   
  • l'été austral, de décembre à avril, est nettement plus chaud et pluvieux, avec des précipitations extrêmes et des phénomènes cycloniques.


La présence du relief élevé induit deux régions  climatiques très distinctes, qu'il faut également croiser avec l'altitude qui accentue les différentiels thermiques et pluviométriques (on parle des "hauts" de l'île) :    

  • la côte "au vent", orientée Nord/Est face aux alizés, reçoit 70% des précipitations (3 à 10 m / an)
  • la côte "sous le vent" orientée Sud/Ouest, reçoit de façon très irrégulière, moins de 2 m / an.


L'érosion à la Réunion, essentielle et structurante pour les paysages et le relief typique de l'île, dramatiquement irréversible pour les activités agricoles, est une des plus fortes constatées dans le monde, avec un rythme actuel de disparition du sol de l'ordre de 0.5 à 1 m en 70 ans. Le littoral est soumis également à une érosion importante qui se traduit par la disparition de plages, l’érosion des falaises et de fréquents mouvements de matériaux.

Les risques naturels (mouvements de terrains, coulées boueuses, inondations), élevés à la Réunion, sont essentiellement liés à la combinaison de pluviométries exceptionnelles enregistrées sur l'île  sur des sols courts, dans l'ensemble poreux et friables

A quoi ressemble le littoral réunionnais ?

  • Les côtes d'une longueur totale de 207 km, sont constituées de plages sableuses : 25 km de plages de sable blanc, corallien et dunes associées, 14 km de plages de sable noir et dunes associées ;    
  • et de falaises et côtes rocheuses : 93 km de falaises rocheuses, 59 km de côtes de galets, 13 km de côtes rocheuses plates et 8 km de cordons littoraux alluvionnaires ;   
  • on compte aussi trois étangs littoraux (Bois Rouge 5 ha, St Paul 400 ha en zone humide, Gol 6 ha)


Les récifs coralliens de la Réunion représentent 25 km de côte au sein d'une quarantaine de kilomètres du linéaire côtier Ouest et Sud Ouest. Ils comptent quatre grandes formations : les récifs frangeants, les plates-formes récifales, les bancs récifaux et les affleurements basaltiques profonds (les deux dernières sont exclusives à la Réunion, Maurice et Rodrigues). Ils hébergent plus de 250 espèces de poissons récifaux et plus de 150 espèces coralliennes. Ils sont dégradés à 50 % en moyenne.
 
Présentation du PRE à la Réunion :

  • Situation-bilan des actions menées à la Réunion en faveur de la GIZC
  • Les outils d’aménagement et de gestion (SMVM, SDAGE/SAGE)


Un pré-audit réalisé dans le cadre du PRE-COI en tant que “ bilan des activités socio-économiques et des modes de gestion de la zone côtière de la Réunion ” a permis d’identifier les outils de planification existants (Schéma d’Aménagement Régional, Schéma de Mise  en Valeur de la Mer, Schémas Directeurs, Charte de l’Environnement, etc. …) , élaborés en concertation par l’Etat et les collectivités territoriales et qui contribuent tous à la GIZC.

Ainsi, la Réunion dispose de nombreux d’outils réglementaires en matière de planification des ressources côtières (espaces et ressources renouvelables ou non renouvelables) , dont il faut maintenant coordonner la mise en œuvre.

La lutte contre les pollutions :


  • Les actions contre la pollution du milieu marin et en particulier des lagons.
  • Le classement des lagons en zones sensibles  avec l’objectif d’augmenter les exigences de traitement des eaux usées ( traitement des nitrates s’il est nécessaire, par exemple) a été effectué en 1999.
  • La mise en place du service d’assistance technique aux stations d’épuration (SATESE) avec l’appui technique et financier de la DIREN et du Département est réalisée.
  • En 1999, la mise en œuvre de la Loi sur l’Eau , par la  “ définition des zones agglomérées concernant l’assainissement ”, a été faite  par les services de l’Etat.
  • Dans le domaine de la réglementation , Une quinzaine d’agents ont été assermentés pour faire respecter la “ Loi sur l’Eau ” et pour mener les actions de police nécessaires.
  • Quatre stations d’épurations situées dans l’ouest et le sud font l’objet d’actions particulières (mise en place, amélioration, etc.) : SAINT-PIERRE, SAINT-LOUIS, l’ETANG SALE, SAINT-GILLES ; d’une façon générale, presque toutes les stations de traitement des eaux usées sont en cours ou en projet d’amélioration.
  • Les actions de lutte contre l’érosion sont assez nombreuses, ponctuelles ou globales, et fonctionnent par le biais de mesures financières incitatives. Est en cours un important programme d’études de l’influence de l’irrigation du Littoral Ouest sur la qualité du milieu naturel.
  • Amélioration des rejets vers le lagunage de Saint Louis ; Projet de construction de station de traitement des effluents de l’usine de Bois Rouge, prévu en 2001


Actions de lutte contre les dégradations :

  • Mise en œuvre, en 1999,  d’une réglementation expérimentale provisoire sur la pêche dans les lagons, élaborée en concertation avec les pêcheurs professionnels et amateurs. Mise en place en 2000 d’un suivi scientifique de la pêche aux capucins nains dans le lagon.
  • Mise en place par le Parc Marin de panneaux signalétiques sur les plages et des premiers corps morts de mouillage sur les sites de plongée.
  • Prise en compte de la protection des récifs et du milieu marin  dans le projet de schéma d’aménagement et de gestion des eaux


Des actions de lutte contre l’érosion existent principalement dans les hauts de l’ouest et dans le sud. Des actions de restauration de terrains de montagne (fascinage, plantations, travaux hydrauliques en ravines) sont conduites par l’ONF.


La gestion et la protection des espèces et des milieux :

Le Parc Marin a été créé par les collectivités locales (région, département, communes) à la suite de la constatation des dégradations des écosystèmes; son rôle principal est l’information et la sensibilisation des usagers ainsi que la coordination des travaux de suivi des récifs et du milieu et des actions de gestion qui en découlent, ce rôle doit évoluer, avec la création de la réserve naturelle des lagons ; le parc marin deviendra alors l’instance de gestion de cette réserve. La concertation avec les usagers du lagon fait aussi partie de ses missions avec pour objectif d’aider l’Etat à mettre au point la définition d’aires protégées et la mise en place d’une réglementation appropriée et acceptée.

Les sites à protéger particulièrement concernent les écosystèmes coralliens de la côte Ouest et Sud, où des degrés de sensibilité ont été définis par des scientifiques, sur la base d’une analyse multicritère d’ordre écologique, structurel et fonctionnel. Un projet de mise en réserve naturelle des lagons est en cours d’élaboration.

Nous disposons par ailleurs, d’inventaires des zones d’intérêts faunistiques et floristiques (ZNIEFF MER) s’étendant sur 195 ha (ZNIEFF de type 1) et environ 1500 ha (ZNIEFF de type 2) de superficie marine mettant en évidence la richesse des écosystèmes coralliens et qui serviront à la mise en place de cette réserve naturelle.

Sur la partie terrestre du littoral, le Conservatoire du littoral assure la maîtrise foncière des zones naturelles jugées fragiles. Le projet de réserve naturelle tiendra particulièrement compte de la nécessité d’une cohérence géographique “ terre-mer ”, en s’appuyant notamment sur le littoral protégé par le conservatoire.

Pour les espèces, les mesures de protection actuelles sont les suivantes:

  • La convention de Washington concerne des espèces de tortues en annexe 1 et des coraux et le Bénitier en annexe 2. Les arrêtés préfectoraux interdisent le ramassage des coraux vivants.  A l’exception du bénitier, les mollusques  (porcelaines, en particulier), ne font pas l’objet de protection.
  • L’arrêté ministériel du 17 février 1989 protège tous les oiseaux marins .


La recherche et la surveillance :


Etat des lieux – Actions entreprises

L’ensemble des “ lagons ” de la Réunion a fait l’objet de travaux scientifiques depuis une vingtaine d’années avec le soutien des Ministères concernés et des collectivités locales, qui ont contribué au développement de compétences reconnues sur des domaines variés concernant les récifs. Ce travail a fait l’objet d’application concrète en particulier dans le cadre des travaux du réseau “ récifs ” institué grâce au programme régional environnement de la COI (guide méthodologique de l’état de santé des récifs, suivi-monitoring de stations témoins, mise au point d’une base de données régionales ARMDES, etc.)

On peut noter de nombreux travaux de cartographie aujourd’hui synthétisés dans un document unique. Les pentes externes récifales n’ont quant à elles pas encore été cartographiées, leur accès étant plus difficile (conditions de houle, scaphandre autonome, …). Des données très détaillées sont parfois disponibles lorsque des études d’impact ou spécifiques ont été menées.

Synthèses :

  • Etude de faisabilité de la mise en place d’un réseau de surveillance du milieu marin.
  • Caractérisation et cartographie de la sensibilité et la vulnérabilité du littoral.
  • Synthèse sur la pollution des eaux par les nitrates dans le cadre de la définition éventuelle de zones vulnérables (directive européenne).
  • Synthèse cartographiée sur la sensibilité écologique et patrimoniale des récifs de l’ouest et du sud.
  • Expertise par le CERTU sur la problématique de la pollution par les eaux pluviales.
  • Bilan annuel du suivi des Récifs initié par l’université et Vie Océane, repris aujourd’hui par le Parc Marin. L’ARVAM assure également certains suivis récifaux.

MADAGASCAR


CN Madagascar :    
M. Germain REFENO
Coordinateur National,
Professeur de l'Université
BP 3911
rue Rasamimanana
Antanarivo 101

Superficie : 587 041 km
Langue : malgache et français    
Population : 12 000 000

Opérations pilotes :

Localisation : Ouest de l'Ile
Objectifs : Appliquer à une unité de décision territoriale un ensemble de stratégies de gestion intégrée
Ecodiversité : Plages, forêts littorales, estuaires, îlots coralliens, mangroves.
Activités dans le site : Pêche coutumière, pêche industrielle, activité de transformation, salines, aquaculture, exploitation de mangroves, tourisme, activités portuaires, riziculture.
Résultats attendus : Assurer aux nouvelles autorités responsables du développement de la région une capacité à mettre en œuvre un processus de gestion intégrée.
Principes de gestion intégrée : Coordination de l'ensemble des acteurs liés à la zone côtière Développement d'une approche de gestion durable dans le processus de planification Intégration des niveaux : local, décentralisé, national et régional Création d'un système d'information et d'aide à la décision de niveau sous-régional Audit de gestion locale Actions pilotes locales concourant à la gestion intégrée.

MAURICE


CN Maurice :
M. D. Gangapersad,
Coordinateur National
Ken Lee Tower
4ème étage - Port Louis

Superficie (Terres) : 2040 Km2
Population : 1,147,706 (1997)
Langue officielle : Anglais
PIB : MUR 94,385 millions (1998)

Activités Principales (1998) :

  • Industries : (25% du PIB et 37% Emplois)
  • Commerce et Tourisme (18% du PIB et 9% Emplois)
  • Services Financiers (16% du PIB et 5% Emplois)
  • Agriculture (9% du PIB et 11% Emplois)


Opérations pilotes : Zone Sud-Est

Objectifs : Faisabilité technique, organisationnelle, Institutionnelle et socio-économique d’un processus de planification " GIZC " sur un site test.

Ecodiversité : Lagon, récifs coralliens, plages, zones rocheuses, estuaires, îlots, mangroves

Activité dans le site : Pêche artisanales, agriculture intensive, tourisme , industrie, urbanisation, extraction de sable, commerce, activités aéroportuaires.

Résultats attendus : Documents de planification pour la valorisation des sites et des ressources, outil d’information et d’aide à la décision.

Principes de gestion intégrée :

  • Consolidation des structures transversales
  • Participation de tous les acteurs
  • Partage des données et informations
  • Prévention et traitement des conflits
  • Valorisation socio-économique

SEYCHELLES

CN Seychelles :   
Monsieur Fousse
Coordinateur National du Programme Régional Environnement
Dept. of Env. - Botanical Garden Box 445 - Victoria

Superficie : 453 km2
Langue : Anglais
Population : 5 000 habitants

Opérations pilotes

Localisation : Côte sud

Objectifs : Expérimentation de la gestion intégrée dans un site pilote ; valorisation et protection du patrimoine par un écotourisme adapté.

Ecodiversité : Plages, dune littorale naturelle, mangroves, forêts à vacoas endémiques.

Activités dans le site :

Plan d'aménagement et de gestion du site, éléments de base d'un système local d'information et d'aide à la décision.

Résultats attendus :

  • Implication des riverains dans le processus
  • Partage des données et informations
  • Consolidation des structures transversales
  • Prévention et traitement des conflits d'usage et d'intérêts.


Principes de gestion intégrée :     

  • Implication des riverains dans le processus
  • Intégration économique des populations riveraines
  • Tourisme durable
  • Pédagogie, éducation et sensibilisation des acteurs et des usagers.

This panel is hidden

Bulletins d'Informations

Nom:



Courriel:



Termes et conditions
Accepter les conditions générales
Accepter la politique de confidentialité