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Introduction

La malle pédagogique d`ARPEGE a été produite et fait partie du projet ARPEGE 2003-2005. Elle contient des fiches de projets, des fiches de documentation, des fiches d'activités et des fiches méthodologiques, qui ont été travaillées sur la base des projets actuels dans les écoles pilotes.

Les projets ont été reproduits exactement comme travailler par les professeurs dans le but de rester dans leurs domaines d'intérêts qui est fondamentale dans la principe d'une approche participative.

Le concept de l'Education à l'Environnement sur lequel cette malle est basée sont décrits comme suivent:

Qu’est-ce que l’éducation relative à l’environnement ?

Elle est construite sur deux concepts, l’éducation et l’environnement. Il apparaît utile ici de définir au préalable ces concepts (d’après Louis Goffin) :

Qu’est-ce que l’éducation ?

L’éducation est plus que l’information, la communication, l’enseignement ou la formation, c’est un processus d’apprentissage complexe dont la finalité est le développement (la réalisation, l’épanouissement, l’actualisation…) de la personne au sein de son groupe social, conformément aux spécificités de l’espèce et de la condition humaine telles que chaque culture ambiante les (re)définit.

Cette finalité se réalise à travers un ensemble d’attitudes et de comportements, référés à des valeurs acceptées. L’incidence comportementale est à la fois individuelle (soi), sociale (autrui) et environnementale (les milieux de vie).

Quatre critères caractérisent l’éducation :

  1. la durée ou la permanence : elle se réalise du début à la fin de la vie et n’est jamais achevée mais progressive ;
  2. la globalisation : elle concerne l’être et l’agir sous toutes ses dimensions : intellectuelle, affective, esthétique, physique et motrice, psychologique, sociale…
  3. la généralisation : elle intègre de nombreuses modalités de lieu, d’action et de temps, par exemple la famille, l’école, l’entreprise, la vie locale, le spectacle de la rue, les émissions de TV, les rencontres interpersonnelles, les voyages et bien d’autres ;
  4. la responsabilisation : bien que, selon les circonstances, le processus éducatif puisse être accompagné, conduit, voire imposé de l’extérieur par des « éducateurs », l’agent principal de l’éducation demeure le sujet lui-même, premier responsable du mode d’adhésion à l’art de vivre proposé ainsi que de sa pratique quotidienne.


Qu’est ce que l’environnement ?

C’est le concept de base, quoique souvent ambigu car son champ d’application est très large. Il désigne à la fois :

  1. une réalité objectivable, située dans l’espace, c’est-à-dire un ou des milieux de vie, dont on peut décrire les caractéristiques bio-physiques et sociétales ; on parlera ainsi de milieu rural, urbain, semi-urbain, de travail, de loisir, agricole, industriel, marin, côtier, montagnard, local, régional, planétaire… ;
  2. une problématique spécifique, résultant de l’évolution technique et démographique de l’humanité, constituée par trois grands types de problèmes de société auxquels faire face : la gestion des ressources naturelles (eau, air, sol, sous-sol, faune, flore), le maintien de la qualité du cadre de vie (par des actions contre les pollutions, déchets, enlaidissements, encombrements, dégradations) et la prévention des impacts des risques naturels (éruptions volcaniques, tremblements de terre, inondations, sécheresses, cyclones…), des risques technologiques (production, transport, manipulation, consommation, stockage de matières et produits dangereux) y compris nucléaires, des risques alimentaires et des risques militaires (l’état de guerre), avec leurs incidences sur la santé, la sécurité, la vie des populations humaines, mais aussi l’équilibre naturel et la vie des écosystèmes constitutifs de la biosphère ;
  3. des modes stratégiques d’intervention (gouvernance) pour prendre en charge les problèmes dont question et trouver des solutions. Celles-ci, pour s’inscrire dans la durée, devraient être techniquement réalisables, écologiquement viables, économiquement soutenables et socialement acceptables. Leurs réalisations devraient être évaluées en permanence pour juger si elles vont dans le sens d’une amélioration de la qualité des milieux de vie, afin de promouvoir une meilleure qualité de vie des populations ;
  4. un champ psycho-social tel que se le représente et le vit concrètement chaque individu inséré dans divers milieux de vie, avec lesquels il élabore et entretient un tissu de relations intimes qui participent toujours à son développement personnel, tantôt de manière positive, tantôt de manière plus négative.

En matière de synthèse, une définition pourrait être la suivante : L’Environnement est un système d’interactions entre, d’une part, des éléments naturels et construits – plus précisément appréhendés en termes de ressources et d’espaces de vie – et, d’autre part, des populations humaines, leurs champs d’activités et leurs structures organisationnelles au niveau technique, économique, institutionnel et culturel.

Qu’est-ce que l’Education relative à l’Environnement?

L’ErE doit se situer dans une double perspective :

D’une part, dans une perspective environnementale. Celle-ci concerne « l’acquisition des connaissances, valeurs, comportements et compétences pratiques nécessaires pour participer de façon responsable et efficace à la prévention et à la solution des problèmes de l’environnement et à la gestion de la qualité de l’environnement ». Il s’agit en priorité d’une éducation pour l’environnement, qui vise une participation à la prise en charge de la gestion des ressources, de la préservation de la qualité des milieux, de la prévention des risques.

D’autre part, dans une perspective éducative. Celle-ci s’applique à la relation intime de la personne à son environnement. Cette relation, idéalement harmonieuse et équilibrée, conditionne le développement et l’épanouissement des individus au sein de leurs collectivités d’appartenance. Il s’agit alors d’une éducation par et dans l’environnement.

L’ErE consiste donc à systématiser l’apprentissage de compétences (démarche) pour influer sur les comportements individuels et collectifs en matière d’environnement (résultat) dans un but de développement global des personnes et des sociétés (finalité).

L’ErE est donc un ensemble de modes éducatifs qui ont pour objet de promouvoir des comportements individuels et collectifs, susceptibles de favoriser un rapport harmonieux entre les hommes et leur environnement. En outre, ce rapport harmonieux doit s’établir aussi entre les hommes eux-mêmes, dans la mesure où ils partagent les ressources et les espaces que représente cet environnement. Ainsi l’ErE doit-elle contribuer à renforcer le sens civique et l’engagement responsable dans les communautés de vie, car en définitive, l’enjeu en est le développement humain, celui des personnes pour promouvoir une vie collective de qualité, celui des communautés sociales pour favoriser l’épanouissement personnel.

Quels sont les objectifs généraux de l’ErE ?

Les conférences internationales de Belgrade (1975) et Tbilissi (1977) organisées par les Nations-Unies ont donnés cinq objectifs généraux pour l’ErE :

  1. Prise de conscience : sensibilisation des êtres à l’état de l’environnement ;
  2. Connaissances : du fonctionnement des écosystèmes naturels, du fonctionnement des sociétés humaines, du rapport entre les deux ;
  3. Etat d’esprit : sentiments d’intérêt, attitudes positives, motivation à agir, sens des valeurs ;
  4. Compétences : capacité à identifier et à traiter les situations, faits, phénomènes et problèmes d’environnement ;
  5. Participation : contribution active au sein de la vie privée et de la vie communautaire à la prise en charge des problèmes d’environnement.

 
Comment les poursuivre dans les classes ?

Dans les stratégies que nous devons développer en tant qu’enseignant, il est indispensable de tenir compte de différents aspects :

Lorsque nous approchons un fait, un phénomène, un problème ou une situation environnementale, il s’agit de l’étudier dans sa globalité, dans sa complexité en faisant apparaître les interrelations multiples entre ses composantes (impacts environnementaux, autorités compétentes, impacts économiques, incidence à court, moyen et long terme, réglementation en la matière….).

Lorsque nous appliquons cela en pédagogie les méthodologies développées seront interdisciplinaires afin de pouvoir appréhender toutes les facettes de la situation. Elles feront participer les élèves au projet éducatif en les intéressant, en les motivant, en les rendant conscients de l’utilité sociale de ce qu’ils entreprendront. Ils réaliseront un travail en collaborant entre élèves, avec le professeur, mais aussi avec des partenaires extérieurs impliqués dans les actions. Le travail se réalisera sur le terrain, avec des actions concrètes, pratiques et non seulement simulées ou imaginées. On n’oubliera pas d’évaluer la pertinence des actions entreprises aux différents moments de l’évolution de celles-ci. Une évaluation positive ou négative permettant d’analyser si les résultats sont atteints, de revoir les stratégies si ils ne le sont pas.

Toutes les activités entreprises, tous les comportements adoptés seront sous-tendus par des valeurs indispensables pour l’amélioration de l’environnement et la progression d’un véritable développement. Ces valeurs sont définies par Louis Goffin par l’acronyme « STAR » :

  • La Solidarité avec autrui, proche ou lointain, entre régions, pays… (favoriser la coopération, l’entraide, le dévouement, le partage…) ;
  • La Tolérance, le respect et la valorisation de la diversité des êtres humains, des sociétés, des cultures (respecter, écouter l’autre, collaborer avec loyauté, gommer les a priori vis-à-vis d’autres communautés…);
  • L’Autonomie, une prise en charge personnelle de sa vie, de ses conduites, une réflexion personnelle par rapport à ses actes, selon des options librement choisies (motiver les raisons d’une attitudes, d’une action, argumenter personnellement, être pro-actif, entreprendre, faire des recherches pour connaître, pour comprendre, poser des questions…);
  • La Responsabilité ou le sens des implications de ses comportements, de ses engagements pour le bien être général, mais également en tenant compte des possibilités de vie des générations futures (s’impliquer dans les activités, avoir conscience de la valeur de notre action, réfléchir aux conséquences à court, moyen, long terme, anticiper les conséquences de ses actes – ou de son inactivité…).


La méthodologie proposée par ARPEGE s’appuie sur deux principes directeurs :

  • La participation
  • La pédagogie par projet

 
Pourquoi la participation ?

Il est de plus en plus admis que chaque société doit définir son propre modèle de développement en fonction de son contexte bien spécifique, de sa culture, de ses ressources et des valeurs qu’elle veut promouvoir. Ce principe est particulièrement important en matière de gestion de l’environnement. Il s’agit de déterminer les priorités de chaque région et de tenir compte des aspects de terrain pour pouvoir gérer les problématiques environnementales.

C’est la raison pour laquelle le projet ARPEGE s’est fondé sur une approche participative. Il a été pris en compte différents niveaux de participation :

  • Appropriation des méthodes de pédagogie de projet par les Animateurs Régionaux
  • Identification des projets environnementaux dans les écoles par les enseignants
  • Montage du projet, analyse systémique des problématiques par les enseignants aidés des AR et de l’ATI et donc participation aux prises de décision.
  • Planification des actions à mener, de la démarche à suivre.
  • Suivi des actions et évaluation collaboratifs entre AR, enseignants, ATI.
  • Appropriation et communication de la démarche.

 
Pourquoi la pédagogie de projet ?


L'Education à l'environnement ne se réduit pas à l'acquisition de connaissances spécialisées, aussi nécessaires soient-elles. Elle passe par la réalisation de projets alliant action et réflexion, débordant le cadre traditionnel des apprentissages et nécessitant souvent des sorties. C'est en effet dans une situation d'action que l'on peut aborder pleinement la complexité des problèmes et envisager des solutions concrètes. Le projet relève nécessairement d'une pédagogie centrée sur l'élève, partant de ses représentations. La pédagogie de projet, appliquée à l'Education à l'environnement, permet de développer des démarches inter et transdisciplinaires reposant sur la liberté d'initiative d'une équipe d'éducateurs et de jeunes qui choisissent de mettre en œuvre un projet commun, avec la participation de partenaires extérieurs.

Les projets d'environnement sont fondés sur l'hypothèse que la prise de conscience de l'environnement et la promotion chez les jeunes de qualités dynamiques sont étroitement interdépendantes. L'amélioration de l'environnement offre aux jeunes la possibilité d'exercer leur esprit critique, leur créativité, leur intelligence et leurs capacités d'organisation. L'approche active, l'apprentissage en situation sont donc les meilleures façons d'atteindre les objectifs émotionnels, éthiques et comportementaux, mais les objectifs cognitifs de l'Education à l'Environnement, eux aussi, requièrent de nouvelles approches.

La pédagogie de projet est une méthode privilégiée en ce sens qu'elle est une pédagogie active, une pédagogie différenciée, qu'elle implique des rapports éducateur/éduqué non hiérarchisés, des motivations comme condition de fonctionnement ainsi que l'autonomie comme objectif et comme point d'appui. Elle permet d'approcher, de comprendre l'environnement de façon active, d'impliquer l'individu dans son contact avec son milieu, de prendre en compte l'environnement de manière globale, de faire émerger la diversité des opinions, des approches, de se sentir responsable de son apprentissage, de la compréhension des rapports entre l'homme et l'environnement, de devenir acteur, de faire l'expérience de la citoyenneté.

Dans un projet, les méthodes d'apprentissage nécessitent une participation active de la part des élèves, qu'elle soit individuelle ou collective. Les jeunes construisent des attitudes et des valeurs à travers leurs propres activités, ils ont un rôle dans la conduite du projet et se sentent responsables du travail. Le rôle de l'enseignant devient celui d'un guide, d'un conseiller, partenaire dans la discussion et personne-ressource.

La méthode de projet présente des avantages non seulement parce que les élèves apprennent en faisant, mais ce mode d'enseignement est stimulant et entraîne la motivation. Les élèves développent leur capacité à penser indépendamment, à analyser de façon critique les problèmes et à les résoudre; ils apprennent à travailler de façon coopérative, en groupes, à devenir des participants actifs à l'intérieur d'une communauté. Ces compétences sont aussi au moins importantes que le savoir factuel quand les élèves entrent dans la vie adulte.

Co-construire des outils pédagogiques était une volonté partagée par les différents acteurs du projet ARPEGE. L’appropriation d’une méthodologie peut davantage intervenir si les acteurs du projet prennent pour fondement de leurs actions des priorités environnementales vécues. La première démarche sur le terrain a donc été l’identification de projets de classes ou d’écoles par les enseignants eux-mêmes. Les critères retenus pour la sélection des projets étaient les suivants :

  • Pertinence (se baser notamment sur les contextes économique, géographique, historique, politique, social, culturel et sur l’analyse d’impacts environnementaux)
  • Priorité environnementale
  • Faisabilité
  • Adaptation au contexte
  • Participation des élèves
  • Pérennité


Les fiches projets contenues dans la malle ont été élaborées par les enseignants en collaboration avec les AR, des PFN et de l’ATI. Les projets ont été mis en œuvre dans les écoles, ils ont fait l’objet d’un accompagnement permettant une évaluation/régulation. Les fiches sont classées par thématiques, elles reprennent le nom des différents co-auteurs. Certaines thématiques se recoupent, nous avons tenu à les reprendre toutes afin de pouvoir identifier dans toutes les régions concernées par le projet, les préoccupations communes des différents acteurs.

Une deuxième étape a été de documenter les réalisations, d’élaborer des documents permettant de répondre aux questions posées. Ce questionnement concerne parfois les connaissances en matière d’environnement (fiches document), ou encore les liens pédagogiques à effectuer à travers une description d’activités poursuivant des objectifs spécifiques en liens avec l’approche par compétence (fiches activités).

Notons que certains projets prioritaires concernent des préoccupations alimentaires ou relatives à l’hygiène, à la santé. Elles sont devenues problématiques environnementales lorsque les enseignants ont abordés les solutions à mettre en œuvre en lien avec le milieu de vie des enfants. Nous pouvons également souligner que certaines thématiques touchent des aspects économiques et sociaux. Les éléments proposés dans la malle vont tout à fait dans le sens d’une éducation pour un développement durable.

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