This panel is hidden This panel is hidden

ProGeCO, c’est…

  • Des Comités GIZC en place et des capacités de planification et de suivi des GIZC, de getion intégrée des zones côtières ou de gestion des aires marines protégées
  • De nombreux manuels, guides et livrets sur la gestion des déchets solides, la production des concombres de mer et des algues, la gestion des poulpes à Rodrigues...
  • 63 projets engagés avec des acteurs non étatiques ( 5,5 millions d’euros)
  • Des projets très diversifiés : mariculture (cultures d’algues, élevage d’huîtres perlières, pisciculture de poissons et crabes, élevage de concombres de mer... ),  gestion améliorée des aires marines protégées, lutte contre l’érosion côtière, gestion des déchets, écotourisme…
  • 30 concours scolaires, 35 000 livrets de sensibilisation à la gestion des zones côtières distribués aux écoliers et collégiens (1200 professeurs formés)
  • Un appui à une vingtaine de projets nationaux médiatiques
  • 15 bulletins d’information publiés

This panel is hidden

Gestion durable des zones côtières

La dégradation des ressources marines et côtières entraîne une aggravation de la pauvreté des populations de la zone côtière des pays du sud-ouest de l'Océan Indien qui dépendent de ces ressources.

La Commission de l'Océan Indien vise à accroître le niveau de vie de ces populations par la valorisation des ressources marines et côtières et la promotion d'un développement socio-économique respectueux de l'environnement.

L'un de ses principaux axes d'intervention est l'élaboration et la mise en oeuvre de plans nationaux de gestion intégrée de la zone côtière(GIZC), qui cibleront les sites jugés prioritaires en raison d'un intérêt à la fois de sauvegarde de la biodiversité et de leurs potentialités en termes de développement socio-économique pour la zone.

Les resultats attendus de cette démarche de la COI sont comme suivent: -

  • Renforcement des capacités humaines et développement des outils permettant d'élaborer des plans de GIZC et d'assurer leur mise en oeuvre dans la région ;
  • Amélioration des systèmes de suivi et de gestion de la pêche, de la biodiversité et des ressources naturelles des zones côtières ;
  • Amélioration de la prise de conscience des décideurs politiques, des opérateurs des secteurs privés, des ONG et de la société civile quant aux enjeux liés aux problèmes de gestion des zones côtières ;
  • Développement au niveau régional des capacités en formation ;       
  • Renforcement des capacités des personnes impliquées dans les négociations multilatérales sur l'environnement.

Qu’est-ce que la GIZC ?

Une sélection des différentes utilisations de la côte, donnant ainsi un aperçu de ce qu’englobe la GIZC (d’après Joliffe & Patman, 1985)

La GIZC est un principe de développement et de gestion en elle-même. L’une des incompréhensions fréquentes à propos de la GIZC, est de la considérer simplement comme une autre approche de gestion de l’environnement côtier et de la conservation du littoral. En fait, la GIZC va bien au-delà des questions environnementales dans la mesure où elle couvre et cherche à relier tous les secteurs d’importance pour le développement côtier, tels que les secteurs socioéconomiques, financiers et de planification pour ne citer que trois parmi d’autres.

Multisectorielle, destinée à de multiples utilisateurs et concernant plusieurs parties prenantes, la GIZC est l’un des principes de gestion et de développement les plus complexes utilisés dans le monde. Elle comprend une large gamme de méthodes et d’outils interdépendants et d’intégration appliqués à la politique de développement côtier et aux processus de planification, de mise en œuvre et de suivi.

C’est cette complexité, elle-même, qui appelle des principes de gestion intégrée, adaptés à l’environnement côtier, ses ressources et ses processus de gestion, aussi bien que la multitude et la diversité des intervenants et des acteurs qui ont l’intention de gérer la zone côtière de manière efficace et durable.

Quelques principes clés de la gestion intégrée de la zone côtière

  • Précaution en matière de gestion de la zone côtière

Les actions ne doivent pas être reportées, même si le lien de causalité entre ces activités et l’impact n’a pas été encore complètement confirmé…

  • Intégrer le développement sectoriel dans la gestion de la zone côtière

Toutes les opportunités doivent être prises pour promouvoir le développement des secteurs socioéconomiques d’une manière intégrée, en tenant compte de la capacité locale de le supporter…

  • Protéger les paysages côtiers et marins

Les zones les plus spéciales doivent rester libres de tout développement, sauf celui nécessaire et aussi limité que possible afin de rendre les zones accessibles tout en conservant leur intégrité visuelle…

  • Protéger les vies humaines et les villages

La gestion côtière devrait contribuer à la sécurité des personnes qui y vivent…

  • Zones de non développement

Des étendues non développées des côtes doivent être préservées pour l’usage des générations présentes et futures…

  • Prévenir l’introduction d’espèces exotiques

L’introduction d’espèces exotiques entraîne de grands risques pour les écosystèmes et les ressources naturelles et devrait être évitée…

  • Des activités dépendantes de la côte uniquement dans la zone côtière

L’ampleur des activités dans la zone côtière devrait être adaptée en fonction des caractéristiques naturelles, culturelles et physiques… Les nouveaux aménagements qui ne dépendent pas absolument de l’environnement côtier devraient être situés à l’extérieur de la zone côtière…

  • Aucune perte nette en termes d’habitat côtier

Lorsque des sites de valeur sont identifiés pour un développement ou une utilisation, d’autres sites de même dimension ou plus grands devraient être créés et préservés. Les niveaux actuels de l’habitat côtier devraient donc être préservés, et si possible augmentés…

  • Maintenir et améliorer les processus côtiers

La préservation du caractère naturel de la dynamique des environnements côtiers peut améliorer la résilience contre les stress environnementaux…

  • Empêcher la fragmentation des habitats

Les nouveaux développements côtiers devraient être situés à proximité (et si possible du côté terre) des développements déjà existants…

  • Créer et maintenir des corridors écologiques

La migration est importante pour la survie de nombreuses espèces animales. Le maintien ou la restauration de l’intégrité naturelle des corridors de migration est d’une importance capitale…

  • Recréer l’habitat côtier

Recréer l’habitat doit être considéré comme une mesure de dernier recours, étant donné que les nouveaux habitats sont rarement aussi diversifiés que ceux qu’ils remplacent… Les nouveaux habitats devraient être créés avant la destruction d’un habitat existant…

  • Construction et remise en état sans polluants

Les matériaux utilisés pour les infrastructures côtières ne devraient pas comporter des polluants qui pourraient contaminer les écosystèmes marins ou côtiers…

  • Conservation de l’eau

La conservation de l’eau doit être une préoccupation essentielle de tout développement, avec des technologies d’économie d’eau incluses dans tous les plans…

  • Principe de l’utilisateur payeur

Les prix pratiqués pour accéder ou utiliser les ressources naturelles côtières devraient refléter tous les coûts économiques, environnementaux et sociaux à court et long termes associés à l’utilisation de ces ressources… S’il n’est pas possible de quantifier ces coûts, on devrait tenir compte de leur existence et de leur importance…

  • Le littoral dans le domaine public

Le littoral devrait être considéré comme une partie du patrimoine naturel et la propriété privée devrait être évitée sur les côtes… Les décisions concernant l’aménagement du littoral devraient être prises avec la pleine participation du public…

La GIZC est « intégrée »

Intégration verticale et horizontale des principes GIZC dans les processus de gouvernance et d’administration

Le caractère intégrateur de la GIZC peut être mieux compris si l’on garde à l’esprit que la GIZC est un ensemble de principes. L’intégration dans le cadre de la GIZC a deux dimensions de base : elle est trans-sectorielle et humaine. La première dimension se réfère à la corrélation intersectorielle, la coordination et la coopération technique, comme par exemple, après des politiques et des stratégies de développement côtier. La deuxième dimension signifie une communication efficace entre les parties prenantes, qui inclut non seulement la communication entre les acteurs institutionnels mais aussi la diffusion de l’information, la sensibilisation, la participation à la conscientisation des acteurs non étatiques et de la société civile.

This panel is hidden

Bulletins d'Informations

Nom:



Courriel:



Termes et conditions
Accepter les conditions générales
Accepter la politique de confidentialité

Préserver des écosystèmes marins et côtiers sains et productifs

Malgré leur diversité, les îles de la COI s’identifient à leur littoral dont les ressources biologiques sont la clé de leur subsistance, la garantie de leur sécurité alimentaire et une source essen-tielle de revenus. Des secteurs économiques clefs comme la pêche et le tourisme reposent sur l’exploitation  de ces ressources naturelles. Les écosystèmes côtiers remplissent aussi bien d’autres fonctions : protections des rivages, filtres des pollutions d’origine terrestre, nurseries pour de nombreuses espèces marines…

Si l’océan Indien occidental (OIO) reste encore l’une des zones océaniques les moins perturbées sur le plan écologique, les environnements marins et côtiers ont commencé à montrer des signes certains de dégradation depuis une décennie. Ces milieux fragiles sont soumis à des activités économiques très diverses impliquant une multiplicité d’acteurs avec des intérêts concurrentiels, voire antagonistes. Ce sont des espaces complexes d’une grande importance stratégique pour le développement des pays côtiers et insulaires, qu’il convient de bien gérer pour les besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations futures. Les Etats membres de la COI ont donc tout naturellement axé leurs programmes de travail sur la protection et l’exploitation durable de ces ressources.